Compte rendu de consultation de Chirurgie orthopédique

Le 10/03/2025

Je vois ce jour en consultation Madame Cerena Roche, qui présente des douleurs épisodiques de la cheville gauche connues de longue date.

En effet, elle a fait l'objet d'une prise en charge en 2018 dans un autre centre pour une symptomatologie à peu près identique avec un diagnostic de LODA. Une arthroscopie avec perforations de type PRIDIE avait été effectuée.

Depuis, la patiente se plaint d'une raideur de la cheville gauche qui peut être secondaire à l'immobilisation post-opératoire. Deux infiltrations ont été réalisées il y a un an permettant une atténuation de la symptomatologie douloureuse mais la pratique sportive reste difficile et elle est gênée par cette raideur en flexion dorsale.

Cliniquement nous déclenchons des douleurs à la palpation du versant antéro-latéral en regard d'une tuméfaction osseuse assez volumineuse en rapport avec un fragment probablement pseudarthrosé antérolatéral du talus. Elle ne présente pas de laxité pathologique en varus forcé, pas de douleur sur le versant antéro-médial de la cheville ou au niveau du carrefour postérieur. Le testing des fibulaires est normal .

Notons que la flexion normale est limitée à 0° genou tendu , sans aucune récupération genou fléchi et qu'elle intéresse donc la totalité du système tricipital. Une IRM et des radiographies récentes faite en villes semblent peu contributives ce jour et j'ai demandé la réalisation d'un arthroTDM lors de la dernière consultation afin d'évaluer au mieux l'importance du fragment osseux, la qualité de revêtement cartilagineux, la mobilité éventuelle de ce dernier si le produit de contraste s'infiltre dans le foyer de pseudarthrose.

L'examen confirme bien entendu la présence d'une lésion ostéochondrale de la partie latérale du dôme du talus. Il existe un fin passage du produit du contraste entre le dôme talien et la partie antéro-inférieure de la lésion ostéochondrale sans que celui-ci ne permette d'affirmer l'instabilité du fragment osseux.

Notons la présence d'un rebord ostéophytique antérieur du tibia potentiellement responsable d'un conflit antéro-latéral osseux.

La patiente présente des douleurs épisodiques essentiellement à la pratique sportive mais

n'est qu'assez peu gênée dans sa vie quotidienne, notamment à la marche ; elle conserve une mobilité assez satisfaisante avec un déficit de 5 à 10° de flexion dorsale par rapport au côté contro-latéral mais l'angle droit est obtenu.

La palpation du carrefour antéro-latéral est sensible sans excès, il peut être discuté la levée du conflit antéro-latéral. La réalisation d'une greffe ostéochondrale du talus me paraît un peu excessive en regard de la symptomatologie actuelle.

Nous avons discuté avec la patiente qui accepte le principe de la levée du conflit antérolatéral à ciel ouvert. Nous avons convenu de réaliser cette intervention le 10/04/2025.

Les modalités et les suites lui en ont été expliquées.

La patiente en accepte le principe.

Je ne manquerai pas de vous tenir au courant des suites.

Bien confraternellement.

Dr Didier Caniquitte.
