Compte rendu d'hospitalisation du service de Gynécologie

Madame Rolande Clement, 26 ans, est hospitalisée dans le service de Gynécologie du 15/10 au 18/10.

Motif d'hospitalisation : syndrome d'hyperstimulation ovarienne

Antécédents :

Médicaux : SOPK, asthme (VENTOLINE), IMC 19 (49 kgs pour 1m60)

Chirurgicaux : avulsion des dents de sagesse, ligament croisé antérieur droit,

Gynéco-obstétricaux : infertilité sur SOPK, parcours PMA en cours, G0

Aucune allergie connue

Aucune intoxication alcoolo-tabagique

Mode de vie : professeur de chant, vit avec son mari,

Traitement à l'entrée :

VENTOLINE si besoin

Histoire de la maladie :

Patiente de 26 ans, en parcours de PMA pour infertilité depuis plus de 3 ans.
A eu son déclenchement d'ovulation par HCG le 10/10, ponction de 18 ovocytes le 12/10.
Se présente aux urgences gynécologiques le 15/10 pour douleurs abdominales avec augmentation du périmètre abdominal et vomissements.

Examen clinique :

A l'examen aux urgences, Mme Clément est stable, cohérente et orientée.
Elle présente des constantes stables (TA 120/80 mmHg, 86 bpm, 36.7°C) et des douleurs soulagées uniquement par les antalgiques de palier 2 que nous lui fournissons après son arrivée (avait déjà pris les antalgiques de palier 1 prescrits par notre service à posologie optimale depuis 48h avant son arrivée).
L'examen clinique retrouve en effet une augmentation du périmètre abdominal à 90cm chez cette patiente mince (IMC 19).

On ne palpe pas d'ascite.

Mme Clément présente effectivement des nausées et vomissements pour lesquels nous introduisons un antiémétique IV. Elle ne rapporte aucun autre trouble du transit.

Examens complémentaires :

L'échographie pelvienne endovaginale réalisée aux urgences retrouve des ovaires d'aspect hyperstimulé avec un grand axe à 11cm à gauche et 12cm à droite. Un utérus antéversé antéfléchi avec un endomètre épaissi à 12mm, sans sac gestationnel visible. Une ascite est visualisée avec lame dans le Morrisson et épanchement dans le Douglas avec une flèche à 3cm.

La biologie montre une hyponatrémie à 132 mmol/L, une hyperkaliémie à 5.2 mmol/L, une hypoalbuminémie à 22 g/L, une perturbation du bilan hépatique avec cytolyse hépatique modérée (ASAT 3N, ALAT 3N), l'hémoglobine et l'hématocrite sont normales. On constate un syndrome inflammatoire minime avec une hyperleucocytose à 11 G/L et une CRP à 10 mg/L. L'oestradiolémie est élevée avec 500 pg/mL.

L'ECG réalisé devant l'hyperkaliémie modérée retrouve un rythme sinusal régulier, une fréquence à 86 bpm, une absence de trouble de la repolarisation ou de la conduction, aucun signe d'ischémie, d'hypertrophie ou d'hyperkaliémie.

Nous hospitalisons donc Mme Clément dans le service de gynécologie pour ce syndrome d'hyperstimulation ovarienne de grade 3 (nausées, vomissements, ascite échographique, ovaires > 5cm)

Evolution dans le service

Le séjour est sans incident.

Devant l'hypoalbuminémie, nous instaurons une thromboprophylaxie par LOVENOX 4000UI/j pendant 6 semaines et nous supplémentons par des perfusion d'albumine sérique 20% 100mL matin et soir pendant 48h.

Nous nous assurons de la bonne diurèse de Mme Clément (30 mL/h).

Le contrôle biologique réalisé à J1 retrouve une normalisation de la kaliémie et les contrôles quotidiens ultérieurs montrent une bonne régression des différentes anomalies visibles initialement.

Après un traitement symptomatique efficace et satisfaisant, nous autorisons Mme Clément à regagner son domicile le 18/10.

Traitement de sortie

LOVENOX 4000UI/j 6 semaines

Antalgiques

Conclusion

Syndrome d'hyperstimulation ovarienne de grade 3, sans incident surajouté.

Signataire : Dr Aichata Louise.
