Compte rendu de consultation de Gynécologie

Le 12/11/2022

Je vois ce jour en consultation Madame Nassira Descamps, âgée de 38 ans pour la prise en charge d'une adénomyose symptomatique résistante au traitement médicamenteux.

Mme Descamps présente comme principaux antécédents un lymphome de Hodgkin en 2016 en rémission avec suivi régulier, une appendicectomie dans l'enfance. Elle ne prend aucun traitement. Sur le plan gynéco-obstétricaux, elle est G3P2 avec une fausse couche spontanée et 2 césariennes en urgence à 31 et 32 SA dans un contexte de prééclampsie.

Pour rappel, j'ai déjà rencontré la patiente à plusieurs reprises pour cette adénomyose symptomatique.

Depuis 3 ans, apparition de douleurs et de méno-métrorragies

-   DIU MIRENA pendant 2 ans

Majoration des métrorragies et des douleurs pelviennes surtout au moment des règles mais également présentes en dehors. Non soulagée par les antalgiques de palier 1 type SPASFON et DOLIPRANE. Parfois nécessité de prise de CODEINE efficace. Apparition de dyspareunies profondes et d'intromission ayant entraîné un arrêt des rapports depuis 3 mois. Douleurs mictionnelles sans pollakiurie ni brûlure ni hématurie. Douleurs à la défécation sans rectorragie

-   Switch contraception orale par SLINDA depuis 4 mois.

Depuis la prise de Slinda, saignement moins abondant mais de survenue anarchique avec parfois change toutes les heures, et parfois nécessité d'EXACYL. Douleurs de façon générale moins intenses mais persistantes, avec EN autour de 6, quotidiennes. Persistance de dyspareunies.

Pas d'absentéisme professionnel.

A l'examen clinique, l'abdomen est souple, dépressible et indolore. L'examen au spéculum retrouve col d'aspect sain, pas de nodule bleuté visible, FCU à jour. Le toucher vaginal retrouve un épaississement et une douleur élective à la palpation du torus et du ligament utéro-sacré droit, l'utéro-sacré gauche est souple et moins douloureux.

L'IRM du mois dernier retrouvait de l'endométriose pelvienne profonde avec atteinte du torus, du ligament utéro-sacré droit, pas d'endométriome ovarien. Pas de lésion d'adénomyose profonde. Majoration des lésions d'adénomyose interne du mur antérieur par rapport à l'IRM d'il y a 2 ans.

Nous discutons des possibilités thérapeutiques :

- D'une part expectative encore 2 mois sous SLINDA, étant donné un début d'amélioration.

- Switch de contraception par DIENOGEST.

- Thermocoagulation de l'endomètre pour limiter les saignements.

- Chirurgie par hystérectomie totale conservatrice par voie mini-invasive.

La patiente est lassée d'essayer de nouvelles thérapeutiques avec pour l'instant peu

d'effets. Elle est demandeuse d'une prise en charge radicale par hystérectomie.

Celle-ci sera réalisée par voie coelioscopique. Je lui explique donc le déroulé de l'intervention ainsi que ses risques (plaie, infection, saignement).

Mme Descamps sera hospitalisée dans le service de gynécologie pour au moins une nuit.

Nous fixons la date de l'opération au 10/12.

Bien confraternellement

Dr Samyr Desmoliens.
